Voyage modeste pour Gaza
Le convoi daide humanitaire pour Gaza continue son modeste voyage. Un long voyage fatiguant attend les participants du convoi, mais personne ne se plaint à ce sujet. Les participants dorment dans les salles de sport, dans des sacs de couchage. Un voyage
Le convoi a quitté la Grande-Bretagne puis est passé en France, Italie, Grèce, Istanbul, Ankara, Konya, Adana et arrive dans la ville de Gaziantep. Il continuera son chemin à travers la Syrie, la Jordanie pour enfin entrer à Gaza depuis l'Egypte.
Un voyage long et exhaustif pour l'équipe du convoi qui se déplace sous la bannière de "Viva Palestina." Personne ne se plaint de ce long voyage, de dormir dans le hall des salles de sport dans des sacs de couchage et dans des conditions modestes.
Une destination commune
Dans les 200 véhicules du convoi, il y a des personnes en provenance de Turquie, Grande-Bretagne, des Etats-Unis, de la France et de l'Italie, et donc avec des origines ethniques et des langues diverses, mais toutes ces personnes ont un but commun: atteindre la bande de Gaza et faire cesser l'embargo.
La détermination des femmes conductrices dans le convoi est très intéressante. La journaliste Rada Daniell, 53 ans, et le professeur Joséphine, 55 ans, conduisent deux ambulances à Gaza. Daniell conduit depuis le départ de Londres. On lui a demandé si elle n'était pas fatiguée après avoir roulé pendant si longtemps, elle a répondu: «Les Palestiniens se battent sans relâche depuis six décennies. Ma fatigue n'est rien comparée à la leur.»
Son compagnon de route Joséphine a déclaré: «Malheureusement, notre gouvernement se tait. C'est une honte pour eux. Nous avons décidé d'agir puisque notre gouvernement échoue à le faire. Nous avons acheté deux ambulances avec l'argent que nous avons récolté entre nous et maintenant nous les emmenons au peuple palestinien.».
Elle s'est cassé la jambe mais continue le voyage dans un fauteuil roulant
Sara Jawhari, 20 ans, a eu un accident à Konya et s'est cassé la jambe, mais elle n'a pas abandonné. Elle se déplace maintenant dans un fauteuil roulant. Elle est née aux États-Unis mais elle est d'origine palestinienne et a de la famille en Palestine. C’est la première fois qu'elle se rend là-bas. Elle étudie le journalisme et est l'une des plus jeunes dans le convoi. La presse américaine publie toujours des rapports qui justifient les actions d'Israël dit-elle. Elle tente d'en finir avec ces préjugés et c'est pourquoi elle a rejoint le convoi. À son retour aux États-Unis, elle va écrire ce qu'elle a observé à Gaza, informer les gens autour d'elle et assister à des réunions sur cette question.
Lorsque nous lui avons dit «Votre jambe est cassée. N'est-ce pas difficile pour vous de poursuivre le voyage? Vous pouvez rentrer chez vous», elle a répondu:«Je n'abandonnerai pas, même si mes deux jambes étaient cassées» En d'autres termes, tous se sont engagés pour la même cause.
Dans toutes les villes qu'ils visitent, on demande aux participants du convoi comment ils vont entrer à Gaza. Cependant, ils gardent leurs espoirs. Avec l'aide d'Allah, nous entrerons dans la bande de Gaza, disent- ils. Tout le monde est excité et pense qu'ils seront en mesure d'entrer à Gaza.
Bülent Yildirim, président de la Fondation IHH secours humanitaire, a été impressionné par l'ardeur des participants du convoi. Il a salué à plusieurs reprises l'équipe britannique dans ses discours. «Ils font ce que nous, musulmans, devrions faire. Chaque communauté musulmane devrait apprendre une leçon de tout cela» dit-il.
Le convoi sera en Syrie le 20 Décembre.








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